je prépare comme un grand voyage
le plus lent déménagement je déplace
des baluchons se forment partout je suis
prête à partir nomade sous toute météo
ça pourrait commencer là, maintenant
ou demain ou hier, ça pourrait
[200~
sur le pas
qui dure longtemps un instant
je prépare comme un grand voyage
le plus lent déménagement je déplace
des baluchons se forment partout je suis
prête à partir nomade sous toute météo
ça pourrait commencer là, maintenant
ou demain ou hier, ça pourrait
j'ouvre un livre,
m'arrête à la première page,
avant le récit, je referme le livre
le temps de lecture m'échappe,
l'attention est troublée,
la concentration perdue dans
Venez sur ces sables jaunes,
Et puis prenez-vous les mains.
Quand vous vous serez salués et embrassés
Dans le silence des vagues sauvages,
Gambadez lestement çà et là ;
Et vous, doux esprits, entonnez le refrain,
Chut, chut !
Ouh, ouh !
Les chiens de garde aboient.
Ouh, ouh !
Chut, chut ! J'entends
La voix du coq qui se rengorge
En criant : Cocorico !
Sous cinq brassées ton père gît ;
Ses os se sont en corail changés ;
Les perles que voici furent ses yeux :
Tout ce qui de lui peut s'évanouir
A pris la forme marine
D'une riche et étrange chose.
Les malades sonnent son glas d'heure en heure :
Ding-dong.
Chut ! Maintenant je les entends : Ding, dong, tinte la cloche.- extrait de La Tempête de William Shakespeare>/p>
Et son oeuvre rapetissa infiniment, comme si les fées qui avaient envahi les toiles les plus remarquables de ses toutes premières années de solitudee commandaient désormais l'infinie petitesse des arabesques de la pointe de son pinceau - comme si, en fait, ce n'étaient pas des fantasmes qu'il peignait, mais plutôt des modèles réels, à partir du domaine parfaitement matériel du rêve concret.
- extrait de Come Unto Yellow Sands d'Angela Carter
(pièce radiophonique)
cc ; est bientôt terminé
dans mon alphabet en cours à lettre double, une découverte récente
convalescence conviviale